samedi 24 septembre 2016

Désintégrez-vous ! Cessez d'être vous-mêmes ! Devenez absolument normaux (Gaulois, Vikings, Flamands, Saxons, Burgondes ou Visigoths comme tout le monde, quoi...) ou disparaissez !

Saartje Baartam (appelée aussi Sarah, de son vrai nom Sawtche, dite aussi "la Vénus hottentote"), Sitting Bull (sans doute trahi par Buffalo Bill, un bulanko qui se faisait passer pour un ami, et abattu d'une balle dans la nuque par...
- Un membre de la police indienne, non ?
un harki, un flic collabo de la Force publique indienne agissant sous les ordres du gouvernement colonial américain), Ota Benga (arrivé aux Etats-Unis en provenance du prétendu Etat Indépendant du Congo dans les bagages d'un missionnaire et homme d'affaires américain, exposé dans la Monkey House du zoo du Bronx où il était invité à "courir librement dans son enclos" et à "interagir avec le public", suicidé en 1916 avec un revolver volé) et même Peter de Hamelin, l'enfant dit "sauvage"...
- Un fils Poucet, abandonné dans la forêt par son papa ou le seul survivant d'un voyage scolaire organisé par un attrapeur de rats et enleveur d'enfants, non ?
ou le musicien Joannes Chrysostomus Wolfgangus Mozart (alias Gangflow, alias Trazom),...
tous montrés avec les ours et les singes, tous exhibés comme des curiosités "artistiques" ou "scientifiques", offensés, humiliés, costumés et maquillés... n’étaient sans doute pas solubles ?

Transportés, ballottés d’un pays à l’autre, d’une cour royale à un archevêché, d'un salon huppé à un parc de loisirs, d’un zoo humain à un Wild West Show, d'un musée des sciences naturelles à un jardin d'acclimatation, d'un théâtre à une kermesse, d'un bordel à une exposition universelle, toujours à la recherche de moyens de subsistance, d’un emploi stable ou même du grand amour, méprisés par un haut clergé et une noblesse condescendants... qui consentaient parfois à laisser ces "étrangetés" les désennuyer... et qui dispensaient des faveurs à leurs "souteneurs", marionnettistes et metteurs en scène, exploités par une bourgeoisie esclavagiste qui les marchandisait... et qui se flattait de les "civiliser" ou...
- C'est ce qu'ils disent aujourd'hui, non ?
de les "développer" et forcés de travailler pour des colons, des prêtres, des patrons, des anthropologues (étudiant les crânes des résistants décapités: Ataï le chef Kanak, le cheikh Bouziane d'Algérie, etc), des pourvoyeurs de main d'oeuvre servile pour les mines ou les plantations et de chair à canon pour les guerres opposant entre eux les grands Empires prédateurs, des managers de spectacles, de défilés de mode et de revues de music-hall, des chroniqueurs et des écrivains sensationnalistes ou des proxénètes, des tôlières et des madames désireux d'accroître l' employabilité ou la flexibilité de leurs "sujets" ou de leurs prises et de maximiser leur rentabilité... ils ne parvinrent jamais à s’intégrer et à devenir...
- Des Gaulois, des Vikings, des Flamands, des Saxons, des Burgondes ou des Visigoths comme tout le monde, non  ?
de gens normaux ?

Tous ont vécu péniblement et sont morts trop jeunes, d’un peu de tout : grippe, hémorragie cérébrale, trichinose, obésité, endettement, injustices, manque d'argent, manque de considération et de reconnaissance sociale, excommunication, ségrégation, inquisition, rackett, chicote et autres mauvais traitements, anémie, éreintement...
- Des souffreteux et des valétudinaires... ou des simulateurs, non ? 
absence de soins, insuffisance rénale, abus de lotoko ou de « liqueur de Van Swieten », pneumonie, syphilis, empoisonnement au mercure, dégoût, désillusion, désespérance, consomption, suicide, meurtre d'Etat ?























mercredi 21 septembre 2016

Après les tueries des 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa

Kabila remplit les prisons et envisage d'ouvrir un nouveau charnier (au centre d'enfouissement de le N'sele, peut-être... puisque le site de Maluku est devenu trop célèbre) afin de désengorger les morgues surpeuplées. Ou à Kingakati...
- C'est plus tranquille, non ?
sous la surveillance directe du Raïs et sous la protection des Bana Mura de la Garde républicaine.
... et pendant ce temps-là, Obama et Erdogan complotent contre le peuple kurde, Trump est pris de vomissements haineux en jet, Poutine et Bachar el Assad bombardent un convoi humanitaire à Alep
... et, quelque peu négligé par l'actualité, Benyamin Netanyahu ronronne d'arrogance assassine quotidienne tandis que Xi Jinping continue tranquillement de réprimer les Ouïghours.

Masasi bazolela !
Mais bien sûr, tout ce qui se passe ailleurs dans le monde indigne profondément les braves gens, les personnes dont la bonne foi et le très haut niveau de civilisation...
- Capitaliste ? Invasive et chrétienne ?  
ne peut d'aucune manière être remis en question et qui sont soumises à un régime alimentaire les plaçant à l'abri de toutes les maladies de confort qui sont actuellement en vogue dans les sociétés nanties.
Ils imaginent et proposent même des solutions : organiser un Tour de France du Moyen-Orient avec des étapes de montagne et des arrivées au sommet du mont Sinaï (ou Djebel Moussa), du mont Ararat, du mont Arafat, de la pyramide de Khéops ou du Golgotha, installer des caméras de video-surveillance sur les champs de bataille syriens, soigner la peur des étrangers et des migrants grâce à un casque de réalité virtuelle (les montrant humbles et soumis, sans ceintures ni lacets, attaqués par des corbeaux ou des chiens errants, tirant des charrettes à bras, placés sous cloche ou divaguant sur une plate-forme pétrolière en perdition), inviter les mannequins à croiser les jambes pour montrer leurs couleurs rouges (celles d'une petite culotte ou de la semelle d'une paire de chaussures à talons aiguilles Louboutin) et aider ainsi à remonter le moral des actionnaires et des entreprises, enfermer Mozart dans une cage et lui crever les yeux pour le mettre à l'abri de ses prédateurs, le transporter plus facilement et lui épargner le triste spectacle de la réalité de tous les jours, disposer la Sainte Bible et des ouvrages contagieux (ayant appartenu à des sidatiques, des ebolistes, des tubards ou à des lépreux) dans des boîtes à livres mises à la disposition des habitants des zones rebelles.
Ils s'indignent aussi lorsque c'est nécessaire et que le scénario imaginé par les "services" de l'un ou l'autre tyran leur parait manquer de vraisemblance : un opposant politique qui se pend dans sa salle de bain, ce n'est pas très crédible, c'est comme s'il se noyait à la patère, oh !

























mercredi 14 septembre 2016

Et en RDC, au centre d'enfouissement de la N'sele, comment cela se passe ? On procède de la même manière qu'au cimetière de Maluku ? On opère la nuit, à la lumière des phares, entre deux et trois heures du matin ?


Tori-Bossito est le chef-lieu de la commune du même nom, au sud du Bénin, à une quarantaine de kilomètres de Cotonou.

A Tori-Bossito, dans la soirée du 8 septembre 2016, aux environs de 17 heures, plusieurs centaines de personnes...
- Tout le monde attendait le départ de la gendarmerie, de la police, de l'huissier de justice et du représentant de la douane pour se servir ! Et on avait "vu des agents de sécurité partir avec des cartons"!
ont été piégées par les flammes dans une décharge d'enfouissement où on procédait à l'incinération d'un important lot de sacs de farine "périmée" et autres produits alimentaires avariés provenant du dépôt douane Port de Cotonou.

Plus d'une dizaine de  morts.
Une centaine de "braisés" ont été transportés à l'hôpital de Suru Léré et dans d'autres formations médicales, telles que les centres de santé d'Abomey-Calavi et de Ménontin, l'hôpital St Luc et l'hôpital des instructions des Armées, qui ont tous été rapidement débordés.
De nombreux blessés se cacheraient encore chez eux de peur d'être inculpés par la police pour avoir tenté de voler de la farine... et pour avoir projeté d'en faire des galettes à manger ou à revendre sur les marchés

Et en RDC, au centre d'enfouissement de la N'sele, comment ça se passe ?
On procède de la même manière qu'au cimetière de Maluku ? On opère la nuit, à la lumière des phares, entre deux et trois heures du matin ?


































jeudi 8 septembre 2016

Et si on changeait de bord et qu'on se racontait des salades


Le mardi était le jour du boudin noir et le mercredi le jour de la saucisse. On mangeait du poisson le vendredi et du poulet le dimanche. Le samedi était le jour de l'amour. Le jeudi était celui de la salade

Jeudi dernier, une salade, enfermée toute seule à l'arrière d'une voiture parquée en plein soleil, a eu la vie sauve grâce à l'intervention...
- N'appelez pas le police ! 
d'un voleur qui a crocheté la porte de la bagnole, a sorti la salade du brasier, l'a arrosée d'huile d'olive et de vinaigre à l'ancienne pour la réhydrater et l'a installée délicatement dans une corbeille suffisamment large pour qu'elle puisse s'y allonger et reprendre des forces avant d'être mangée en famille.

A moins qu'il ne s'agisse d'une mamiwata, couchée sur le flanc, vendredi dernier...
- Ne l'effrayez surtout pas ! 
échouée sur un banc de sable, prise d'un malaise ou se reposant à marée basse après une longue traversée... et craignant d'être prise pour un gros poisson et qu'on lui balance un harpon entre les omoplates.

Samedi dernier, personne n'a frappé à la porte de beau Danube bleu...
- Bonjour, je suis votre voisine ! C'est mon anniversaire ! Est-ce que je peux prendre une douche chez vous ?
si bien que, désespéré, le Danube (après avoir dansé la bourrée de Huntington ou la gigue de Saint Jean, tout seul, comme un veuf, comme un pénitent chiite ou comme un cénobite chevauché par le diable, devant le miroir de sa salle à manger) a cessé d'être beau, a changé de couleur et s'est jeté dans la mer Noire, en pleine nuit, en pleine vitesse, en pleine tempête, à bord d'une pirogue à moteur sans gouvernail, ni phares, ni feux de position, ne portant pas de numéro d'immatriculation et qui n'était même pas assurée (ni en règle du point de vue du contrôle technique).

Et le lundi, on fait quoi ? On papote de choses et d'autres et
- Voyons, cher voisin, on peut fêter son anniversaire sans aimer le gâteau, non ?
- Exact, chère voisine ! Mais contrairement aux oeufs sur le plat, la vengeance est un plat qui peut attendre longtemps avant d'être mangé ! Et qui peut même* se manger froid !
on échange des recettes de raviolis chinois (cuits à l'eau et non frits) devant un tas de détritus où tous les habitants du quartier déposent leurs déchets alimentaires.

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* Ce n'est qu'en 1944, en effet, qu'un avion de la Royal Air Force,,,

-  Jalouse ou facétieuse Albion ? Brexit ? Adoptions de mesures vigoureuses visant à protéger l'humour britannique contre la concurrence continentale ?
ayant échappé à la DCA allemande, a pu bombarder le cimetière de Saint-Ouen et pulvériser la tombe d'Alphonse Allais !
















lundi 29 août 2016

Les Emnis sont dans nos murs !

Les Emnis sont partout, s’insinuent et...
-  Là est le danger !
s’intègrent et tendent à devenir méconnaissables.  
Ils jouent à la pétanque, au badminton, au basket, à la balle pelote sur nos places. Ils chassent le Pokemon dans nos parcs, marchent sur nos trottoirs, mangent nos pommes de terre frites à la sauce mayo ou nos boulets à la sauce lapin, supportent nos clubs de foot,  parlent notre français (ou notre flamand ou notre allemand ou 
notre russe ou notre anglais), se marient avec nos enfants, habitent nos buildings, font leurs courses dans nos supermarchés, travaillent dans nos mines, nos bureaux ou nos usines, soignent nos malades, empruntent nos escalators et nos transports en commun, adoptent nos costumes et nos coutumes, jouissent de nos libertés, fréquentent nos écoles et nos universités, nos McDo, nos parcs d’attraction, nos musées, nos discothèques, nos partis politiques, nos piscines et nos plages.
Ils se permettent de vivre comme nous, prétendent aux mêmes droits que nous et peuvent même, sans se faire remarquer... 
- C’est bien là le danger !
prendre part à un nos concours de crachat de noyaux de cerise dans nos communes de Caseneuve, de Céret, de Saint-Aubin ou de Schaerbeek

Méconnaissables mais omniprésents, les Emnis sont bien là.
Comme des  blattes tenaces, des morpions ou des punaises de lit.
Comme un virus Zika ou Ebola, comme la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, comme une cinquième colonne, une rumeur insidieuse ou une hérésie galopante., 
Masqués ou  normalisés, imperceptibles et insaisissables. Ou même atlantisés, smartphonisés, convertis  à l’économie de marché.

En provenance de partout, les Emnis grouillent !
Mais qui sont-ils ces Emnis, ces envahisseurs omniprésents mais aussi peu visibles que les poils du ver de terre ?
Ils sont nombreux, très nombreux et...
- Beaucoup de machos parmi eux, certes, mais leurs femelles reproductrices sont encore plus redoutables ! Ce sont de dangereuses videuses de couilles et des voleuses de sperme  particulièrement machiavéliques !
exercent dans les domaines les plus divers.

Ce sont, notamment...
- Mais comment les reconnaître alors qu'ils nous ressemblent tellement ? Et qu’ils (et elles) changent constamment de visage et se cachent sous des cache-nez, des capuches, des calottes, des bérets basques, des passe-montagnes, des casquettes de base-ball, des mantilles, des cornettes, des foulards, des voiles, des loups ou de nombreux masques, vernis, faux-semblants ou travestissements ?
la bête du Gevaudan, le démon Belphégor (qui séduit ses victimes en leur inspirant des découvertes et des inventions destinées à les enrichir), les monstres du Loch Ness, du lac Pohénégamook ou du lac Télé (Mokele-Mbembe), Ronald Mc Donald et les clowns maléfiques qui entraînent les petits enfants dans les fastfoods et les bois sombres où il n'y a plus de réseau, les dragons ravisseurs de princesses, les chimères (mix de lion, de chèvre et de serpent), les mamiwatas mangeuses d'hommes, les fantômes, les zombies, les vouivres et les korrigans, les vampires et chauves-souris affamées qui agressent les promeneurs nocturnes, les croquemitaines (qui mangent les doigts, les oreilles et le nez des enfants), la Marronne et la Mère Foutarde, la Mère Lusine (qui se transforme en sirène ou en dragon), la Brujana...
Ce sont Satana...
- Appelez-moi Stan ! Tous mes amis m'appellent Stan !
ou Caïn dans « La Bible » et « Le Coran », al-Dajjâl (l’Imposteur) et l'Antéchrist.
Les Emnis sont bien là.
Ce sont les serpents venimeux, la vipère de Schlegel du Mexique et du Costa Rica,  le cobra royal d'inde ou de Chine, le crotale diamantin du Texas, les grenouilles amazoniennes, les ravissants dentrobates (toxiques et au goût affreux) du sud du Nicaragua ou du nord du Brésil et le monstre de Gila, la mygale à genoux blancs (et aux poils urticants), les scorpions à pinces rouges et les scolopendres les méduses urticantes, les pieuvres dévorantes et les plantes carnivores, la cigüe tachetée, la galère marginée, la branche assassine...
- La phalloïde, dite aussi "le calice de la mort" ! La vireuse, appelée "l'ange destructeur" !
de la famille des amanites, les fourmis magnans et les fourmis « emongo » qui terrorisent les léopards, le longicorne brun de l'épinette qui envahit les forêts, la teigne des choux, des choux-fleurs et des brocolis, les taons et les frelons de l'Ardenne, les mouches tsé-tsé du Bandundu, les mouettes affamées qui s'en prennent aux cornets de frites des gens, les guêpes qui s'installent dans le grenier des gens, les mites dans la garde-robe des gens, les fourmis dans la cuisine des gens et les limaces dans la cave des gens, les ascaris et les ankylostomes qui pénètrent dans les affaires intérieures des gens, les puces et les poux, les punaises de lit qui craignent la lumière et sont invisibles pendant la journée, les morpions qui se mêlent de la vie sexuelle des gens, les filaires qui s'introduisent dans le regard des gens et les geckos aux ongles crochus qui regardent les gens « au milieu du visage », les cafards, blattes, cloportes et charançons, les mpese qui crachent des maladies dans les yeux des gens, les scorpions des livres et les poissons d'argent, les mille-pattes, les vrillettes et les termites de Formose qui ne respectent aucune construction humaine et s'attaquent même au béton, au plastique, au cuivre et au plomb, les psoques, les tiques de pigeons et les vers de hareng, les acariens et autres infâmes et monstrueuses petites bêtes qui volent, nagent, sapent, creusent, grattent, grouillent, rongent, rognent, piquent, mordent, dévorent ...
Les Emnis sont bien là.
Ce sont Fantômas et son « armée du crime », Joker (le pire ennemi de Batman), les associés Harvey "Double Face" Dent (un ancien juge défiguré qui rend Batman responsable de son état et est déterminé à se venger) et Ed Nygma (remercié par le milliardaire Bruce Wayne et devenu l'Homme Mystère), le redoutable Dracul Comescu (le libérateur du virus de la variole), Beerus (le dieu de la destruction) et le terrible Hades, le docteur Corniélis Kramm (le "sculpteur de chair humaine"), Klingsor (le magicien maléfique) et ses filles-fleurs, Ivan Ogareff (vs Michel Strogoff), le sinistre Gaulow (alias Tzankof, alias Pomaks, alias Dotchan, alias Siméon, alias Hadji Abdul Kerim, alias Kara Sélim), le professeur James Moriarty (vs  Sherlock Holmes), l’assassin en chef Zigomar et la bande des Zigomars, Brundibár, le joueur d'orgue de barbari, l'effroyable professeur Dieuleveult (affrontant Adèle Blanc-Sec que rien n'effraye), le Pingouin et sa bande de truands déguisés en clowns, les démoniaques Max Shreck et Owen Damian, Slade Wilson cet ancien compagnon devenu un ennemi assoiffé de vengeance, le général Zod et sa complice, la tueuse en série Faora Hu-UI, spécialiste du "Horo-Kanu"(ayant tous les deux survécu à l'explosion de la planète Krypton, tout comme leur ennemi juré, Superman), Alexei Luthor dit Lex Luthor (un des premiers ennemis jurés de Superman), Atomic Skull et Darkseid (également ennemis jurés de ce même Superman... parmi tant d'autres), Sauron (alias « Gorthaur le Cruel », alias « Nécromancien ») de l'univers de la Terre du Milieu de J.R.R. Tolkien, Cos Palpatine (alias Dark Sidious qui est formé au côté obscur de la Force par son maître, Dark Plagueis ... et qui tue son maître pendant son sommeil), le général Grievous, terrible ennemi juré des Jedi (sbire du comte Dooku, alias Dark Tyranus), Anakin Skywalker (alias Dark Vador, son basculement du « Côté Obscur de la Force » pour sauver sa femme Padmé Amidala, la mère des jumeaux Luke Skywalker et Leia Organa...et sa rédemption finale), Lord Voldemort (de son véritable nom Tom Elvis Jedusor, également appelé le « Seigneur des Ténèbres », « Tu-Sais-Qui », « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom », assassin de James Potter et de Lily Evans, les parents de Harry Potter) et les Epouvantards, Leatherface (le massacreur à la tronçonneuse au visage de cuir), Freddy Krueger (dont le gueule est brûlée et qui porte de longues griffes à la main droite), Jason Voorhees (l'hydrocéphale au masque de hockeyeur), Michel Myers (le tueur au masque blanc), Ghostface (le tueur de Scream, à identités multiples), Slender Man,  le Dr No, Goldfinger et Ernst Stavro Blofeld, n°1 de l'organisation SPECTRE (les ennemis jurés de James Bond), Borg (vs Lefranc), le colonel Olrik (vs Blake et Mortimer), le cruel gouverneur espagnol de la Californie don Rafaël Montero (vs Zorro), l'infâme Zartan (vs G.I. Joe), l'infâme Maltazard (vs les Minimoys : Arthur, la courageuse Sélénia et l'ingénieux Bétamèche), Z comme  Zorglub (vs Spirou et Fantasio), Gargamel, le préparateur en pharmacie et le chat Azraël (vs les Schtroumpfs), Monsieur Choc (l'ennemi public n°1 de Tif et Tondu), Shere Khan, Ka l'hypnotiseur, le capitaine Crochet, Barbe-Bleue, Rudy le plus terrible des dinosaures, le Grand Méchant Loup, la belle-mère de Blanche-Neige, la vieille fée rancunière qui lance à la jeune et jolie princesse (la Belle au bois dormant) un charme mortel, le Loogaroo, le Lébérou, le Rougarou, le Gagamouuh, le Mundele Ngulu, le géant Norabroc (jeteur de maléfices, vêtu de cramoisi et causant mille malheurs dans la région de Binche), le sinistre Hamelin (joueur de flûte, chasseur de rats et voleur d'enfants), la veuve noire et l'ange exterminateur, l'Ogre à la peau du ventre bien tendue qui se nourrit de chair fraîche et dévore les petits filles et les petits garçons

Brrrrrrrrrr !

Il faut se méfier aussi des oiseaux de nuit qui...
- OMG ! Omagad !
volent pendant la journée pour ne pas être reconnus et se garder des splendides créatures solaires dont les oreilles si joliment écloses...
-  WTF ! What the fuck ! 
frémissent et scintillent comme les ailes chatoyantes des papillons vénéneux et dont les prunelles d’une langueur caustique transpercent les chairs des patrons de nos fonds d’investissement… et leur font couler le Tibre à Paris, le Congo au Mississipi, l’Amazone dans le désert de Gobi

On fait quoi alors ?  

1. D’abord, on s'arrange pour survivre. On se barricade et on fait des provisions. On constitue des réserves d'eau et de nourriture : cinq kilos de pain, de pâtes et de patates, cinq kilos et demi de conserves de légumes, trois kilos et demi de fruits secs en conserve, vingt-huit litres d'eau et deux kilos de poissons et de viandes en conserves. On prévoir également l'acquisition d'armes à feu et de caisses de munitions, d'une trousse à pharmacie complète, de bougies, d'allumettes, de piles électriques, de couvertures, de savon, de PQ, de bonbonnes de gaz, d'eau bénite et de préservatifs. On se prépare à soutenir un très long siège, on ferme les portes et les fenêtres, on se construit de nouveaux murs d'enceinte, on se cloître, on prie.

2. Ensuite, on prend des mesures radicales et...
-  A l’arrière-droite, toute !
on interdit d’accueillir, d’importer ou d’élever des « espèces envahissantes » en provenance d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie ou d’Amérique. On place des barbelés sur les plages et on multiplie les patrouilles de police pour empêcher le débarquement des phoques et l’échouage des baleines. On ordonne l’éradication de la tortue de Floride, de la balsamine de l’Himalaya, du poisson rouge carnassier, de frelon asiatique qui décime nos abeilles et le gazage de tous  les moustiques et cancrelats et...
 Ne vous laissez pas prendre par vos émotions ! Ne sautez pas à pieds joints sur les cadavres des envahisseurs pour les faire péter ! Gare aux œufs et aux mauvaises graines qui peuvent alors partir dans tous les sens !
de les incinérer ou de les enfouir, sous d’épaisses couches de chaux vive, dans des charniers nocturnes.
On interdit formellement à Messer Piero Fruosino di Antonio da Vinci (et consorts) de frayer et de s'apparier avec l'une ou l'autre Caterina ! On ne permet plus au père de Léonard de Vinci d’engrosser...
-  Obligeons cette infidèle à faire couler son enceinte ! Ne laissons pas son sang impur couler dans les veines de nos chers petits !
une intrigante, une perverse, une allochtone, une captive originaire du Levant ou du nord du Caucase, une venus callipyge,  à la cambrure des reins très prononcée, présentant un développement considérable du tissus adipeux au niveau des fesses, regardant langoureusement par-dessus son épaule et retroussant légèrement son peplos, son pagne, son sari ou sa gandoura pour faire admirer son cul.
On surveille et on contrôle les populations déjà implantées. On les stérilise, on les vaccine contre la rage, on les munit d'une micropuce, on leur interdit de circuler la nuit, d'être propriétaire de leur maison, de rouler dans une voiture neuve et de porter des vêtements non-usagés. On leur interdit d'avoir des croyances ou des opinions, de fumer la narguilé et de chausser des babouches.On les oblige à porter une muselière en public et on éradique les espèces les plus prolifiques. On ouvre aux bons citoyens une ligne téléphonique de délation pour dénoncer...
- Ceux qui nettoient les verres de leurs lunettes avec de l'eau et du savon au lieu d'acheter des lingettes nettoyantes parfumées au citron ! Ceux qui soignent leur maux de tête en serrant fortement une corde, un élastique ou une liane autour de leur front ! Ceux qui récusent le progrès et préfèrent porter leur croix sur leurs épaules jusqu'au sommet du Golgotha plutôt que de louer les services d'un conducteur de chariot élévateur ou d'un opérateur de transpalette ! Ceux qui enterrent leurs aïeux dans de petites pirogues (dont ils auront, au préalable, rogné les extrémités) ou dans des nattes en raphia ! Ceux qui ouvrent les bouteilles de bière et les boîtes de sardines avec les dents !
les "pratiques culturelles barbares" incompatibles avec l'essor de la consommation  des biens et des services, le développement de la démocratie libérale et la promotion de l'économie de marché. On invite les commerçants à dénoncer les achats... 
- Une boîte de clous, une casserole à pression, un téléphone portable et un sac à dos, par exemple !
et comportements suspects.  On oblige les parents de choisir les prénoms de leurs enfants  dans une liste de prénoms (authentiquement gaulois, flamands, islandais, bretons, chrétiens, etc) contrôlée par un comité de vigilance chargé de vérifier la compatibilité des prénoms avec les traditions européennes. On met en place un système de rétention préventive des individus qui sont fichés comme réfractaires à notre "modèle culturel universel", qui rechignent à se plier à nos "valeurs oecuméniques fondamentales" ou qui pourraient même y contrevenir... 
Mieux encore, dans la commune de Jurbise, on interdit aux chasseurs de Pokemon de se réunir à plus de 10 personnes, entre 22 heures et 6 heures, "sur la place d'Erbaut et sur le tronçon compris entre le n° 121 de la rue du Centenaire jusqu'au n° 25, voirie et accotements compris" !

3. On réhabilite les super-héros. On les absous de tous leurs crimes contre l'humanité. On les sanctifie et on les invite à reprendre du service : Batman et Superman, Tintin et Milou, Captain America, Blake et Mortimer, Zorro, les tortues Ninja, Sherlock Holmes, James Bond et OSS 117 (alias Hubert Bonisseur de la Bath), Vercingétorix et Charles Martel, le cheval Bayard et les quatre fils Aymon, le roi Arthur et les chevaliers de la Table ronde, Alexandre Nevski, Godefroid de Bouillon, Gilles de Rais (maréchal de France et protecteur de Jeanne d'Arc), Christophe Colomb, Cortès, Pizarre, Louis XIV (dont les troupes, retranchées devant les portes de Flandre et d'Anderlecht, équipées de 12 canons, de 25 mortiers, de 4000 boulets et de 5000 bombes incendiaires, mirent le feu à la ville de Bruxelles en août 1695), Napoléon, Nelson et Wellington, les chefs de guerre "génocidaires" Jan Pieterszoon Coen, Bugeaud, Custer ou von Trotha, Buffalo Bill et Calamity Jane, Arthur Rimbaud (l'autre Rimbaud : le mercenaire, le trafiquant d'armes, le commerçant de traite et le chicoteur, celui qui était parti aux croisades avec des cadets sans fortune, des paysans sans terre et des voleurs de grand chemin et bandits sans foi ni loi... pour s'enrichir rapidement et par tous les moyens), Lord Kitchener et le commandant Marchand, Henry Morton Stanley (aventurier à la nationalité et à l'humanité flexibles) et James S. Jameson (dessinateur de scènes pittoresques, curieux d'histoire naturelle et pionnier de l'anthropologie participative), Léopold Deux (Chief Executive Officer de l'entreprise EIC et actionnaire de "l'Anversoise" et de l'ABIR) et Victor-Léon Fiévez (protecteur des sociétés concessionnaires sous-traitantes de l'EIC... et accusé d'avoir introduit la pratique des mains coupées), Georges Toqué (auteur d'un "Essai sur le peuple et la langue Banda") et Fernand Gaud, Rudyard Kipling et Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powel of Gilwell, les généraux ou maréchaux Heinz Guderian et Charles de Gaulle, Rommel et Patton, Montgomery et Joukov, Eisenhower et MacArthur, Bigeard et Massu, les bienfaiteurs de la chrétienté Albert Schweitzer et Mère Teresa, les mercenaires Bob Denard et Jean Schramme, les imprécateurs et "racistes sans frontières" Alain Destexhe, Eric Zemnour et Robert Ménard, les bouteurs de feu Bernard-Henri Levy et Nicolas Sarkozy, GW Bush et Donald Trump

4. Ensuite encore, on se blinde et on se protège. On s’asperge tout le corps de l’eau sacrée de nos sources traditionnelles et fontaines sacrées qui immunise les initiés et brûle les infidèles.
On restaure les points d’eau  accessibles gratuitement et les autels druidiques devant lesquels les hommes...
- Les femmes (dont la condition est inférieure) étant admises à faire leurs dévotions à croupetons, dans les hautes herbes ou entre deux voitures
prient debout, la tête basse, avec modestie, en secouant leur tiche, en se signant ou en se donnant un coup de peigne. On réhabilite les prie-dieu debout que l’on retrouve  un peu partout dans la ville : derrière la Bourse, à côté du pont de chemin de fer, devant ou derrière les églises construites par les colons romains (ou collés aux murs de Sainte-Catherine), à la sortie du métro, dans les gares (centrale, du Nord, de l'Ouest ou du Midi), dans les sous-sols de l’ancien Greenwich, le long du mur du domaine royal, dans le local du gardien du parc ou du cimetière, dans la rue d’Aerschot, en face de la rue Quatrecht.

5. Enfin, on oblige les Emnis à se différencier, à exhiber leurs particularismes vestimentaires et autres signes ostentatoires d'appartenance. On les oblige... 
- Qu’ils soient bien visibles, qu'ils signalent leur présence et qu'on puisse les reconnaître de loin, changer de trottoir, armer son fusil !
à porter le libaya, le poncho, le caftan, la gandoura, le boubou, le sari, le kimono, le hijab, l’abacost, la djellabah,  le keffieh, le burkini, le pareo, la manta, la kippa, le sombrero, le turban, le burnous, la chéchia, le kilt et la culotte de cuir, le sweat  à capuche, la croix de vie égyptienne ou la croix celtique, le croissant et l'étoile à cinq branches ou l'étoile jaune à six branches, le triangle rose et la clochette du lépreux.
On confine les sous-nationaux et autres allochtones, néo-citoyens, untermenschen et résidents low cost dans des faubourgs mal éclairés, derrière la gare, près du canal ou des décharges publiques ou des égouts à ciel ouvert, entre l'autoroute (ou le boulevard circulaire) et la voie de chemin de fer, dans des "casernes sociales" construites à la hâte en lointaine périphérie, sans équipements collectifs et le plus loin possible des "beaux quartiers"...
On les entrepose dans des campements précaires installés sur des sites industriels à l'abandon ou dans des zones inondables infestées de moustiques...
On les encaque sur des pontons ou sur de vieux cargos ancrés au large ou dans des camps de rétention "off shore", installés sur des îles du Pacifique (Nauru, Manus, Christmas) et gérés par des opérateurs privés.

6. Et s’ils résistent aux contrôles de police et qu’il subsiste encore un doute sur leur identité profonde, on les décoiffe, on les déboutonne et ... 
- Qu’ils avouent leurs vergetures, leurs varices et leurs  bourrelets de graisse, leurs défauts de fabrication, leurs turpitudes, leurs secrets honteux et vices cachés ! Qu’ils confessent leurs piercings intimes, leurs scarifications rituelles, leurs mutilations sexuelles et leurs tatouages extravagants !
on les déshabille de force et on les met au pilori...
- Surtout les femelles reproductrices ! Qu'elles dévoilent leur ventre fécond et leurs seins lourds !
sur la place ou la plage publique. 

7. Et s'ils continuent de tenir tête et qu'ils se rebèquent, on crée des incidents, on attise des passions, on dénonce des "promiscuités intrusives", on jette des émeutiers "de souche" dans les rues (devant les caméras de la télévision, priées de faire oeuvre de pédagogie et de dissuasion et avec la complicité des services de police, priés de ne pas s'interposer). On insulte, on agresse, on passe à tabac. On organise... 
- Dehors, fora, raus, buiten, fuera ! Get out of here, hop it, get lost, get the fuck out, buzz off, fuck off ! Dégagez ! ll y a un seuil de tolérance à ne pas dépasser ! Qu'on le sache bien : les Ethiopiens, les Soudanais, les Erythréens, les Somaliens, les Maghrebins, les Syriens, les Irakiens, les Afghans et autres bronzés et racisés ne sont pas les bienvenus ! Ni les Roms, ni les Gitans, ni les Barakis ! Ni les Hans, ni les Ouïghours, ni les Mandchous, ni les Tibétains ! Ni les Chiliens, ni les Argentins, ni les Paraguayens, ni les Uruguayens !  Ni les Albanais, ni les Kosovars, ni les Andalous !  Ni les Sioux, ni les Apaches, ni les Zapotèques, ni les Pueblos, ni les Seminoles, ni les Aztèques, ni les Incas, ni les Guajiros, ni les Algonquins, ni les Choctaws, ni les Iroquois, ni les Hurons, ni les Kiowas, ni les Navajos, ni les Pawnees, ni les Cherokees, ni les Cheyennes, ni les Dakotas, ni les Creeks, ni les Crows, ni les Inuits ! Ni les Iraniens, ni les Azaris, ni les Bahreïniens et autres chiites ! Ni les Mauritaniens, ni les Maliens, ni les Burkinabés, ni les Nigériens ! Ni les Equatoriens, ni les Boliviens, ni les Guatémaltèques, ni les Honduriens, ni les Mexicains, ni les Cubains, ni les Vénézuéliens, ni les Brésiliens, ni les Colombiens, ni les Péruviens et autres Latinos ! Ni les Tatars, ni les Mongols, ni les Ouzbeks, ni les Tajiks,  ni les Kirgiz, ni les Kazakhs ! Ni les Kenyans, ni les Ougandais, ni les Rwandais, ni les Burundais, ni les Tanzaniens, ni les Zambiens, ni les Mozambicains ! Ni les Mélanésiens, ni les Micronésiens, ni les Polynésiens ! Ni les Libyens, ni les Egyptiens, ni les Arabes d'Israël, ni les Palestiniens, ni les Libanais, ni les Turcs, ni les Kurdes, ni les Alévis, ni les Séfarades d'Istanbul descendants de Juifs expulsés d'Espagne en 1492 par le décret de l'Alhambra et s'exprimant en djudezmo ! Ni les Juifs chassés de l'Empire germanique en 1215, d'Angleterre en 1290, de France en 1306 et 1394 et du Portugal en 1496 ! N les African-Americans, ni les Amérindiens !  Ni les Arméniens, ni les Géorgiens, ni les Tchétchènes et autres emmerdeurs et fils de putes ! Ni les sang-mêlés, les Ariana Miyamoto ou les Priyanka Yoshikawa ! Ni les Sénégalais, ni les Guinéens, ni les Ivoiriens, ni les Ghanéens, ni les Togolais, ni les Béninois, ni les Nigérians, ni les Gabonais, ni les Camerounais, ni les Congolais, ni les Angolais ! Ni les Aborigènes, ni les Kanaks, ni les Papous ! Ni les descendants des millions de jeunes hommes, jeunes femmes et enfants d'Afrique massivement déportés aux Amériques, dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle (le siècle des Lumières ayant été aussi celui de l'esclavagisme si bien que le capitalisme libéral et les grandes invasions coloniales du XIXe siècle peuvent être considérés comme les héritiers directs de l'action conjuguée des philosophes et des esclavagistes), en provenance des pays ou nations Sérères, Wolofs, Dyulas, Balantes, Felupes, Bulu, Ewe, Fon, Yoruba, Kongo ! Ni les Vietnamiens, ni les Malaisiens, ni les Philippins, ni les Birmans, ni les Thaïlandais, ni les Cambodgiens, ni les Laotiens, ni les Indonésiens ! Ni même les Coréens et les Japonais ! Ni les Touaregs, ni les Bedouins du Sinaï ou de Jordanie, ni les Yézidis, ni les Rohingyas ! Ni les Grecs, ni les Chypriotes, ni les Maltais ! Ni les Makondés, ni les Ndébélés, ni les Xhosas, ni les Zoulous, ni les Namas, ni les Herreros, ni les Bochimans ! Ni même les  Slaves, ces rustres et ces ignorants : Les Russes, les Biélorusses, les Ukrainiens, les Serbes, les Macédoniens, les Bosniaques et les Monténégrins ! Ni les Malgaches, ni les Réunionnais, ni les Mauriciens, ni les Comoriens ! Ni les Saoudiens, ni les Yéménites, ni les Qataris, ni les Emiratis, ni les Kowétiens!  Ni les Indiens,  ni les Tamouls, ni les Baloutches, ni les Pachtounes, ni les Népalais, ni les Bengalis, ni les Sri-Lankais ! Ni les Béliziens, ni les Guadeloupéens, ni les Jamaïcains, ni les Haïtiens ! Ni même les Polonais, les Tchèques, les Slovaques, les Slovènes, les Croates et les Bulgares ! Ni même les Roumains ! Nous sommes ici chez nous et comptons bien rester entre nous ! Entre Croisés et Colons ! Entre Bulankos ! Entre Patriotes authentiques ! Entre défenseurs des vraies valeurs ! Entre Francs, Flamands, Bataves, Frisons et Zélandais, Prussiens, Rhénans, Bavarois, Luxembourgeois, Magyars, Carinthiens, Tyroliens, Danois, Scandinaves, Baltes, Bretons, Wallons, Lusitaniens, Galiciens, Asturiens, Castillans, Catalans, Piémontais et Toscans, Occitans, Basques, Lombards et Vénitiens, Helvètes, Grisons et Vaudois, Gallois, Irlandais, Brittons, Pictes et Calédoniens, Afrikaners, Caldoches, Australiens, Néo-Zélandais, Canadiens, WASP du Massachusetts ou Rednecks des Appalaches ! Chacun dans sa religion, sa race et sa couleur de peau ! Chacun dans sa tribu ! 
des pogroms, on saccage leurs maisons, leurs cafés, leurs centres culturels et leurs lieux de culte, on pille leurs écoles et leurs magasins, on viole leurs femmes et leurs filles, on tue. 

Ainsi sauvegarderons-nous notre liberté, notre égalité et notre fraternité et les mettrons-nous à l'abri des phalanges mercenaires qui viennent, jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes !
Armons nos citoyens !
Les cohortes étrangères ne feront pas la loi dans nos foyers !  L'amour sacré de la Patrie conduira et soutiendra nos bras vengeurs !



























jeudi 25 août 2016

Dieu mange tout (... toujours à propos du caca, du pipi, du capitalisme sous toutes ses formes)

Dans le cochon tout se mange et
c’est aussi le cas
du pissenlit (la racine, les feuilles, les fleurs)
de l’autruche (même le bec et les plumes servent à quelque chose)
de l'esclave, de l'ilote, du dalit et du paria, du captif, du serf, du moujik, du coolie, du fellah, du mineur et du creuseur, du coupeur de cannes à sucre ou de régimes de noix de palme, du croquant et du prolétaire
du prisonnier, du déporté, du déplacé, du réfugié, de l'immigré, du sans-papiers, du refoulé, de l'expulsé.

Dieu mange tout.






















samedi 20 août 2016

Dürer et Erasme à Anderlecht


Albrech Dürer raconte (et commente sur un flipchart affiché au mur) que le maître, dans sa maison d'Anderlecht, était habillé de trois manteaux superposés, qu’il portait une chapka (souvenir de vacances passées dans l’ex-Union soviétique) dont les bords étaient rabattus sur ses oreilles et qu’il écrivait en grec ou en latin, de très haut, sévèrement, en fronçant ses sourcils de presbyte, debout devant son ordinateur... en tenant son encrier dans la main gauche pour, parait-il, éviter que l’encre ne gèle... alors même qu'un gros livre, tiré de son sommeil et sorti de sa couette, béait sans trembler sur une table basse et que des boutons d'or du jardin, des brins de muguet 
- Alertes et nullement réfrigérés ! En plastique, peut-être ?
ou des anémones coupées court, rayonnaient en noir et blanc dans un pot de fleurs posé sur le bureau du maître et ne semblaient nullement souffrir du froid intense qui, parait-il, sévissait à Anderlecht au cours des hivers rigoureux du XVIe siècle

Erasme détestait se faire prendre en selfie mais se laissait volontiers portraiturer (surtout de profil) par ses admirateurs. 
Il ne se reconnaissait pas dans le croquis terne et sans couleurs réalisé par Albrech Dürer et...
- Mais si les gens me voient comme ça, j’assume ! Et si Thomas More m'aime comme ça, naboyi te ! 
se préfèrait tel que représenté somptueusement par Hans Holbein le Jeune ou…
- Ils savent rajeunir leurs clients, ces p'tits jeunes-là ! Ils leur donnent de belles couleurs !
par Quentin Metsys